J'avoue être tombé de ma chaise en lisant cet article sur Le Monde. Si vous n'étiez pas un adapte de la loi Hadopi alors vous n'êtes pas au bout de vos peines car nos amis les ricains font les choses "en grand". Le gros mot c'est PIPA pour Protect IP Act qui vise à lutter contre le piratage  d'oeuvres  protégées par un copyright ou un brevet.

Son but ? Asseyez-vous :

"'PIPA permettra d'attaquer des sites Internet situés à l'étranger, sans se soucier de la souveraineté des Etats concernés."

Je vous avais prévenu, les ricains n'aiment pas qu'on leur vole la vedette. Et comme les ricains pensent être plus où moins à l'origine du développement de l'internet ils pensent qu'ils sont tout à fait en droit de supprimer les "nuisibles" du réseau.

En cas de détection d'un site "pirate" il se passerait quoi ?

Les fournisseurs d'accès n'auraient plus le droit d'acheminer leur trafic, les moteurs de recherche de les référencer, les portails de publier leurs liens, les compagnies de cartes de crédit d'effectuer leurs transactions. L'Etat américain pourrait obliger les registres et les serveurs de noms de domaine (DNS), qui gèrent le système mondial d'adressage, à désactiver les adresses des sites visés.

Qui soutient PIPA ? Toujours sur l'article du Monde:

"Le projet PIPA est soutenu par les industries du show-business, les sociétés d'ayant-droit, les laboratoires pharmaceutiques voulant protéger leurs brevets, des compagnies de télécommunications, et même Microsoft, dont les logiciels sont piratés à grande échelle. La majorité des élus, démocrates et républicains, semblent disposés à le voter, et la Maison Blanche ne s'opposera pas à sa promulgation."

Vous commencez à y voir plus clair ?

Eric Schmidt, directeur exécutif de Google, n'hésite pas à pointer du doigt de telles mesures représsives :

Allons-y, taillons en pièces les DNS (...), mais cela créera un mauvais précédent, car un autre pays va pouvoir dire "je n'aime pas la libre parole, alors je vais couper tel ou tel DNS - et ce pays serait la Chine."

Question neutralité évidemment on frôle le 0 pointé.

Je vous invite donc sérieusement à lire cet article car cela tient presque de la science fiction, d'un très mauvais film... Barack soutient bien évidemment le projet et Google se battera jusqu'au bout. Cette affaire n'a pas fini de faire du bruit si elle est votée par le Congrès américain.

Source (+infos) - Image CC

Auteur : Mr Xhark

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